ALLER À : VIE DES ARTS


Chroniques des arts

Huit ambassadeurs en arts visuels

Un groupe de sept artistes peintres et une artiste verrier de l’Outaouais ont vécu une grande première à Sherbrooke, le 23 octobre dernier.

La galerie d’art Art-Inter, sous la présidence d’honneur du maire de Sherbrooke, M. Jean Perreault, présentait une exposition intitulée Visages de l’Outaouais en accueillant une brochette d’artistes des plus talentueux soient, Jacques Boissinot, Michel Céré, Louise Falstrault, Benoît Farley, Claire Labrosse, Denis Larouche, Dominique Plastre et Hélène Lavoie. Chacun d’entre eux ont offert un coup d’œil sur l’Outaouais avec son médium respectif variant d'œuvres peintes à l’huile, à l’aquarelle, l’acrylique et le verre.

Ces artistes espèrent ainsi intéresser les gens de Sherbrooke à découvrir l’Outaouais tout en ouvrant un nouveau marché pour les artistes d’ici. L’organisatrice de l’événement, Hélène Lavoie se dit ravie de l’intérêt des amateurs d’art de Sherbrooke et espère ainsi attirer plus de visibilité pour les créateurs de l’Outaouais. De plus, en hommage à la région de Sherbrooke, quelques-uns d’entre eux ont créé des œuvres en proposant des scènes urbaines de Sherbrooke, ce qui a su plaire aux collectionneurs, puisque le soir même du vernissage quatre œuvres ont été vendues.

« Nous avons été très bien reçus, souligne Louise Falstrault, une des artistes présentes, en plus de l’accueil du galériste et de sa relationniste, nous avons pu visiter l’hôtel de ville où de nombreuses œuvres d’art ornent les murs de différents bureaux et salles, ce qui fait toujours plaisir à voir pour des artistes peintres. »

L’exposition se déroulera jusqu’au 12 novembre 2002 et déjà M. Bertrand Lapalme, le directeur de la galerie assurait les artistes d’une prolongation jusqu’à Noël.

Cette exposition s'inscrivait dans un programme d'échange entre artistes de deux régions différentes. Le but est de promouvoir les régions respectives et une partie de son patrimoine artistique en choisissant une brochette d'artistes triés sur le volet. Critères du choix: cheminement et durée de la carrière artistique, qualité du portefolio, reconnaissance par les pairs. La deuxième étape prendra place lors de la venue des artistes de Sherbrooke, en juin 2003, au même moment que le Congrès de l'Union des municipalités du Québec, auquel participeront les deux maires des villes impliquées: Yves Ducharme de Gatineau et Jean Perreault de Sherbrooke. Les artistes de Sherbrooke exposeront leurs oeuvres qui feront connaître leur région ainsi qu'une oeuvre interprétant leur vision de l'Outaouais.

M. Jean Perreault parrainait l'édition outaouaise et il parrainera également la venue des artistes de Sherbrooke.


De gauche à droite : Denis Larouche, Dominique Plastre, Claire Labrosse, Bertrand Lapalme, Hélène Lavoie et Louise Falstrault (étaient absents : Michel Céré et Jacques Boissinot)

Source : Hélène Lavoie, coordonnatrice, 819-685-3015 - Bertrand Lapalme, Galerie Art-Inter, 819-829-5960


Les Créateurs de la Petite-Nation prêts pour la saison estivale 2002

Ils sont dix : cinq artisans et cinq artistes peintres. Heureux de l’être. De vivre de leur art. Ils font donc tout pour que ça continue. Bien sûr la majorité voudrait bien demeurer dans leur atelier et produire, créer, mais voilà, ils ont choisi de se regrouper et faire leur propre promotion. Issu d’une association qui avait organisé deux tournées, le groupe poursuit cette activité, toujours pendant la fin de semaine du travail. Il a ajouté le circuit annuel : leurs boutiques, ateliers, galeries ou granges sont ouverts à l’année et offrent une production de qualité que ce soit de la poterie, des tableaux à l’huile, aquarelles, aluminium brossée, paniers cadeaux, objets faits à la main, ébénisterie.

En juin 2002, le groupe des Créateurs a innové en invitant le mardi 4 des journalistes, et le mardi 11 des aubergistes. La télévision de Radio-Canada disposait d’une avant-midi, aussi les Créateurs avaient réuni leurs œuvres dans la grange nouvellement rénovée d’Elaine Poulin et se rendaient ensuite chez Lise Poirier et Lucie Charron. Pendant ce temps, Louise Falstrault et Noëlla Lévesque trimbalaient un journaliste de la radio, ils se sont rendus dans la majorité des ateliers où les attendaient les artistes. Puis, pour l’heure du dîner, ils s’étaient tous donnés rendez-vous à l’Auberge Viceroy, un des commanditaires du dépliant des Créateurs. Il s’en est suivi un reportage à la télé et à la radio que tout l’Outaouais pouvait voir et entendre. Les journalistes de la presse écrite ayant décliné l’invitation ont tout de même reçu un dossier de presse complet à la suite de quoi des articles ont été publiés dans La Petite-Nation et dans Le Droit.

Le mardi suivant, même idée mais scénario adapté : deux camionnettes partent du nord et une du sud. Lucie Charron et Angela Chevrette amènent et dirigent quatorze aubergistes et intervenants en tourisme (représentants de l’ATO, du CRDO, du CLD) vers les différents ateliers situés un peu partout dans la Petite-Nation, mais à moins de 15 minutes les uns des autres rappellent-ils souvent.

Le dîner cette fois, préparé par les artistes se tenait dans la grange d’Elaine Poulin. L’après-midi ceux du sud remontent au nord et vice-versa.

D’après les commentaires autant des visiteurs que des visités, ces journées ont été fort appréciées et ont déjà apporté des retombées.

Rappelons le nom des dix membres : Elaine Poulin, Marthe Blain, Angela et Denis Chevrette, Roger Saint-Denis, Denise Harvey Desroches, Noëlla Lévesque, Louise Falstrault, Lise Poirier, Lucie Charron, Renée Dupont. Vous pouvez les voir sur Internet : www3.sympatico.ca/elleffe/createurs.htm avant d’aller les rencontrer là où ils seront heureux de vous parler de leurs récentes productions.


Des tableaux de Louis Boekhout à la Maison Blanche

Le peintre Louis Boekhout, qui réside près de Chénéville, a vu une de ses toiles achetée par la secréraire de la Maison-Blanche lors du Sommet de Québec (mai 2001). Certaines de ses toiles pourraient se retrouver accrochées aux murs de la Maison-Blanche.

"Ses thèmes préférés sont la campagne, les maisons de ferme, des femmes au champ ou étendant le linge à la corde. Il aime aussi peindre les paysages de sa Hollande natale." (Le Droit, 18 janvier 2002).


(Pour son concert de Noël, le Choeur de Pom' recevait l'ensemble vocal et le quintette de cuivres de l'école secondaire Joseph-François-Perrault de Montréal, Samedi le 9 décembre 2000)

L'avent de l'an 2000

Je n'avais jamais entendu parler de Joseph-François Perrault.

Que dis-je, je n'ai jamais entendu parler de Joseph-François Perrault, ni su qu'il y avait une école à son nom, ni pourquoi il y avait une école à son nom ... Or un beau soir ... il vint frapper à ma porte et me sollicita d'offrir le gîte à cinq de ses protégés.

Ce n'était pas là chantage mais pour me faire chanter. Car disait-il leur voix se joindrait à la mienne pour la rendre plus jeune, plus joyeuse et plus puissante aussi.

C'est ainsi que dans la nuit j'attendis leur arrivée avec fébrilité, pratiquant les notes de ma plus belle tenue. La route pour m'atteindre, remplie de tracasseries et d'embûches, s'avéra longue et hasardeuse. Mais une promesse est une promesse. Et Joseph-François tint la sienne et ses protégées, s'étant armées de patience pendant le trajet, firent apparition au Magnificat!

Ce n'était que le prélude à un beau miracle.

Car la nouvelle s'était répandue dans le village et tous ceux et celles que les chants sacrés captivaient pouvaient comme moi accueillir leurs talents.

Ainsi le coeur de la Petite Nation s'épanouit et donna des fruits reluisants comme des pommes frottées pour plaire à la maîtresse.

Les recevoir chez moi donna à la maison un air de gaieté renouvelé. Leur présence changea l'atmosphère et l'ennui disparut comme par enchantement.

Transportant notre ardeur à l'église, les voûtes retentirent de cuivres, de vent, de cordes, et la gloire de Dieu pris son envol avec toute notre reconnaissance. Même les chauves-souris sortirent de leur sommeil. Et le toit se vida de sa glace.

C'est avec un pincement au coeur que je vis repartir mes survenantes ... car il fait toujours un peu mal d'écarter les liens ... spécialement lorsqu'il s'agit des liens du choeur ...

En guise de remerciement à l'Ensemble vocal et Quintette de cuivres de l'école secondaire Joseph-François-Perrault, sous la direction de Bruno Dufresne, qui prêta concours au Choeur de Pom' lors du récent concert de Noël «In dulci jubilo» le 16 décembre 2000, en l'église de Saint-André-Avellin.

Dédié à mes anges Gabrielle, Marie-Ève, Jennifer, Tinok et Nayonzi...

Lise Pinsonnault, 17 décembre 2000.


Sur Musiqu'en Août 2000

L'an prochain est arrivé et déjà reparti. J'éprouve toujours du recueillement et un peu de tristesse quand les troubadours s'en vont ... J'attendais Musiqu'en août avec un peu de crainte cette année. Éprouverais-je toujours la même magie que par le passé? Serais- je blasée? Le plaisir d'antan ayant créé des attentes, serais-je déçue, l'émerveillement émoussé? Pourtant je me suis laissée reprendre de plus belle. J'avais réservé ma semaine comme à l'habitude pour ne rien manquer. Difficile de ne rien manquer devant tant d'abondance. J'y suis allée par coups de coeur.

Le sort aura voulu que je rate Dan Bigras et Laurence Jalbert à cause d'imprévus. Quel dommage. Salle comble paraît-il, et comblée. Hélas, j'ai manqué Femmouzes T pour la même raison. Raté aussi de revoir mon ami Jean-Yves Vigneau remettre à Diane Rouleau le trophée Jean-Paul Filion, prix bien mérité ne serait-ce que pour l'amour que ses élèves lui vouent à plein tableau (chaque semaine je constate que sa classe est remplie de mots de bienvenue et d'amour de leur part, ce qui en dit long).

Luce Dufault m'a entraînée dans ses espaces d'enfant, ses fougues adolescentes. Grimpée sur son banc, concentrée dans sa musique, il me semblait la voir chez elle autrefois captivée à écouter sans relâche le même disque envoûtant (tiens, ça me rappelle quelque chose). C'était beau à voir et à entendre. Sa voix colle aux tripes, son plaisir est apparent et communicatif, sa simplicité sympathique. Je lui suis encore toute gagnée. La seule chose qu'on m'a dit déplorer fut que le contenu du spectacle comportait trop de textes en anglais. Je sais que ma propre jeunesse fut aussi imprégnée de culture américaine par le biais du rock and roll et du jazz. Y retourner sonnerait anglais aussi. Mais Luce, si tu savais comme ici on se languit de français!

Et Bob Walsh ... Lorsqu'à sa dernière présence au festival je l'avais ressenti comme un grand prêtre, j'étais loin de m'imaginer que notre prochaine rencontre se déroulerait dans une église ... Mais je n'en fus pas étonnée ... Il parle à l'âme ... Spectacle tout d'un souffle, malgré la grande chaleur. Ce fut pour moi une journée extraordinaire que de les accueillir. Des gens sont venus de loin pour savourer à nouveau de pareils moments. Jean-Fernand Girard, Guy Bélanger et Jean Cyr ont donné une prestation époustouflante. Le Quatuor à cordes Allard y allait d'un son magnifique. Vous avez tout mon respect. Difficile à dire où est allée ma préférence: Montréal est une ville, ma toune ... ah! et tout le reste ... Je continue à vous entendre ...

Marie-Claire Séguin. Ce fut ma plus belle surprise. Pour une raison où une autre je n'avais jamais croisé son chemin. Et voici qu'elle m'apparaît. Dès les premiers instants, elle a touché la cible. Je refoulais de gros sanglots. Je me disais comment vais-je faire pour me retenir jusqu'à la fin, faut pas qu'elle me voit, je vais la faire pleurer ( j'étais assise en avant ). Quelle oeuvre gigantesque. Un véritable chef d'oeuvre. Sagesse des textes, ingéniosité du costume, justesse de la musique, magnitude de la voix, authenticité du geste. Quelle puissance. La salle était toute entière subjugée. J'ai vu des hommes, assis au bord de leur banc les bras avancés, appuyés au prie- Dieu, la contempler pendant tout le spectacle un sourire de béatitude aux lèvres. La fascination du pouvoir. Quand la femme est vraie, la femme est belle ...

Le même soir mon ami choisit d'aller voir Les Fabuleux Élégants. Ce spectacle conquit absolument tout le monde à l'unanimité! Enlevant, généreux, rythmé. Maîtrise impeccable de l'instrument. Patrick Normand s'est fait de nouveaux adeptes, Jeff continue d'endiabler les siens (j'en connais qui se damnerait pour l'entendre). J'étais vraiment très déçue de ne pas y avoir assisté. Il y a des choix déchirants.

De belles découvertes m'attendaient encore. Manon Lévesque, superbe jeune lionne, Urbain Desbois ( hi! hi! hi! ), sont venus me chercher droit au coeur pour m'introduire dans un monde nouveau, la génération post Baby Boomers, celle à laquelle on n'a presque pas laissé de place et qui fleurit en dépit de tout. Blues Gitan m'ont fait miroiter la route de la soie. Trois spectacles qui poussent à réfléchir d'une autre façon. Il n'est jamais trop tard pour recommencer sa vie ... J'ai adoré.

Le spectacle du groupe folklorique Deux Saisons nous a secoué la cage: fait taper du pied, frapper des mains, lever de nos chaises, s'prendre par le bras. Et vive la compagnie! Dommage que le tournois de balle se déroulait en même temps à Plaisance, il manquait de jeunes dans la salle. Le groupe a quand même su soulever l'atmosphère et brasser le camarade comme si on y était en grande foule. Ceci terminait ma présence de trois jours à Plaisance. J'ai été en mesure de constater l'énorme travail entrepris par l'équipe de bénévoles. Je vous lève ma révérence. J'y ai vu un dévouement peu ordinaire et très appliqué. Très agréable.

Enfin le brunch musical au restaurant Les Deux Soeurs ( Lac Simon ) fut une réussite à tout point de vue. Le festin était savoureux, le lieu des plus agréables, la musique ... sublime!

J'ai donné mes billets pour le spectacles Dumas-Okoumé et Boucher- Déry. Ils ont semble-t-il été très appréciés. Je n'ai entendu dire que du très grand bien d'Okoumé, de sources diversifiées. J'ai ouïe dire que Daniel Boucher n'a pas plu à tous mais qu'à ceux qui sont restés il a offert plus que leur dû. Quant à Kid Fléo, des amis m'ont dit les avoir préférés dans leurs versions françaises ou créoles où ils étaient à leur mieux. Et que le voeux de Caroline Hébert se réalise et qu'on lui envoie des textes à sa mesure.

Parlant de textes, l'atelier d'écriture de Robert Léger fut une vraie révélation pour les heureux participants. Ä recommencer.

Ä recommencer aussi, la consigne de ne pas fumer ce qui m'a permis d'assister à tout un spectacle assise sous le chapiteau au lieu de m'exiler à l'extérieur. Un grand merci. Ä recommencer d'ailleurs, la vente sur place de produits dérivés tels disques et cassettes que l'artiste autographiait avec gentillesse à la fin de son spectacle. J'ai aimé la possibilité de remercier. Exprimer son enthousiasme permet de créer un lien et de précieusement fermer la boucle.

Un hic. Comment faire comprendre aux équipes techniques de certains chanteurs que plus fort n'est pas nécessairement signe de qualité. Plusieurs se sont plaints que les basses étaient parfois si fortes que la cage thoracique leur résonnait. Ils ont quitté (Boucher-Déry). Au spectacle Bigras-Jalbert, les dialogues entre Dan et Laurence n'étaient pas audibles ce qui a bien désappointé.

Merci à Musiqu'en août ... Michel Séguin, son équipe, le conseil d'administration, Proson, les bénévoles, etc. Si ce n'était-pas de vous je serais toujours ignare ... Je compte sur vous! Votre dévouement dans notre milieu est un immense cadeau. Les mots me manquent pour exprimer ma gratitude. Bonne chance à tous sur la voie internationale. Mais revenez-nous!

Lise Pinsonnault 9-8-2000


Le film : La vita è bella (la vie est belle)

Un film de Roberto Benigni. Quel film ! Pourtant, une histoire simple, celle d'un père en camp de concentration nazi, père qui se sacrifie pour sauver son fils du four crématoire. Histoire simple mais aussi "amusante" par son côté "bouffon" du père -le père qui convainc son fils que tout cela n'est qu'un jeu, subterfuge qui sauve l'enfant.

Un film à voir, d'une grande sensibilité mais aussi d'une grande détresse, celle des gens condamnés au four crématoire, détresse poignante quand on pense à toute la cruauté dont l'humain est capable, à ce qui est arrivé dans ces camps nazis. Cruauté que seul le sacrifice du père nous rend supportable, nous remet en amitié avec l'humain.

Marcel Plamondon


Merci Jean-Paul (Filion)

J'aime les mots et les peintures. J'aime que les mots et les peintures me fassent rêver.

Le livre de Jean-Paul Filion, paru aux Écrits des Hautes-Terres, a réussi mieux encore: il m'a fait m'envoler. Au-dessus des arbres et des êtres. Au-delà de moi-même. Je m'écartais justement du plus beau de mon âme, me laissant envahir par tout ce qui ne coule pas. Il m'a montré la source.

Les conteries de Jean-Bel, à lire pour se souvenir comment voir la vie autrement, à entendre le violon qui fait rêver et à regarder un peu mieux nos ailes qui nous permettent de nous envoler.

Merci à Jean-Paul Filion de l'avoir écrit.

Merci aux Écrits des Hautes-Terres de l'avoir publié.

Claude Lamarche (Le violon qui fait rêver)


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